Kill Your Idols - MJC Pichon - Entrée Libre.
A New-York, une scène souterraine fait table rase des codes établis dont le punk semblait incapable de se détacher, pour créer une musique extrême qualifiée alors de No-Wave, précurseur du mouvement Noise et balise d’une certaine idée du rock indépendant.
Kill Your Idols de Scott Crary. documentaire musical (2004 - USA - 75mn).
Une scène riche, éphémère sans concession et quasi sans public : Teenage Jesus & the Jerks de Lydia Lunch, Suicide, Sonic Youth, Swans, Foetus, the Gynecologysts, the Contorsions, the Theoreticals Girls de Glenn Branca, DNA de Arto Lindsay constituent les vivants piliers d’une scène dont certains fragments avaient été compilés par Brian Eno sur le disque No New York pour pérenniser cette explosion sonique d’une scène alors quasi sans disque donc sans mémoire, cristallisée à l’époque par des concerts happening dépassant rarement le quart d’heure et laissant la plupart des spectateurs sur le carreau. A travers des documents d’archive et des entretiens avec les acteurs rescapés de cette scène, et au delà d’une description d’entomologiste nostalgique de la scène disparue, Scott Crary dépeint en filigrane un mal plus sourd en la mettant en confrontation avec une certaine scène new-yorkaise actuelle, assez proche formellement sinon héritière du mouvement No-Wave : Liars, Black Dice, voire les Yeah Yeah Yeahs, Gogol Bordello ou ARE Weapons. Si le film reste assez modeste dans sa forme (destiné à la télévision câblée spécialisée américaine), sa mise en image du mythe entourant la No-Wave en fait un document rare qui permet de remettre en perspective sans passion l’influence du mouvement mais aussi une certaine idée du rock indépendant encore d’actualité aujourd’hui.
+ d’infos sur le réalisateur/producteur : http://www.myspace.com/sacrary
+ d’infos sur l’éditeur dvd : [http://www.palmpictures.com |http://www.palmpictures.com|fr] + dvd zone 1 dispo à la vente sur : http://youworkforthem.com/ ou http://www.amazon.com/
Projection réalisé par Contrasts avec l'aimable autorisation de Scott Crary.
